Deux semaines de discussions pour rien ! En effet, dans les deux derniers jours, lorsque les chefs d’Etat sont arrivés, il s’est avéré que c’est le tandem Etats Unis-Chine qui a imposé sa loi. La conclusion est connue : un texte de cinq pages qui présente un « accord » à ne pas dépasser une hausse des températures de 2°C sans aucun engagement sur des objectifs chiffrés.
Seul point positif, contrairement à ce que voulait le mondialiste Nicolas Sarkozy : il n’y aura pas d’Organisation mondiale de l’environnement Celle-ci aurait représenté une étape de plus dans la voie de la mise en place d’un gouvernement mondial. Car si les Etats sont d’accord pour s’engager sur une réduction des émissions de CO2, point n’est besoin d’une organisation supranationale pour contrôler la mise en oeuvre de ces engagements.
La conclusion est claire aux yeux de tous : ce sont les égoïsmes nationaux qui ont dominé et non le Bien commun. Les chefs d’Etat diront, pour se défendre, qu’ils n’ont pas pu aller au-delà de ce que leurs opinions publiques étaient prêtes d’accepter. Ce qui est en grande partie vrai dans des pays dont les gouvernements n’ont qu’une religion, celle de l’argent. Il est fatal, dans de telles conditions, que les populations soient « éduquées » dans un sens matérialiste.
Nous sommes bien loin de ce que préconisait Louis de BONALD, philosophe issu de la pensée sociale chrétienne : « L’Etat fera peu pour les plaisirs des hommes, assez pour leurs besoins, tout pour leurs vertus ».
« Vous voulez donc faire mourir les pauvres gens de faim », crieront les pseudo défenseurs des pauvres. Or ce sont les mêmes qui ont signé les accords de Maastricht et le Traité de Lisbonne et abandonné ainsi la préférence communautaire, laquelle a coûté, en trente ans, la perte de 30 à 50% du pouvoir d’achat de chaque français.
Il est tout à fait possible de concilier une politique d’encouragement à la vertu et la mise en oeuvre d’une économie dans laquelle chacun a assez pour vivre. Deux conditions doivent être satisfaites pour cela :
Une augmentation des bas salaires conjuguée avec une réduction importante de l’éventail des revenus, qui est aujourd’hui largement supérieur à 100 (100 fois le SMIG correspond à un revenu annuel de 1,5 millions d’euro).
L’instauration d’un roi à la tête de l’Etat, seul garant d’une politique non soumise à l’argent et orientée vers le Bien commun.